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/ Solidarité avec les femmes en Afghanistan : ce que peut le droit
Le 29 septembre, le Conseil national des barreaux (CNB) organisait à Paris la soirée « Solidarité avec les femmes en Afghanistan – Ce que peut le droit », avec les interventions de Chékéba Hachemi, de la journaliste Annick Cojean et de Fabienne Servan-Schreiber.
L’occasion de sensibiliser à la situation dramatique des femmes afghanes, et de revenir sur la notion d’« apartheid de genre ».
Chékéba Hachemi : « On rentre dans une acceptation de la situation »
Chékéba Hachemi, cofondatrice de Stand Speak Rise Up!, a dénoncé ce que vivent les femmes en Afghanistan depuis le retour des talibans en août 2021. Elle a d’abord expliqué comment des décennies de guerre ont « vidé le pays de ses cerveaux ».
Elle a ensuite décrit la torture que les talibans infligent aux femmes et aux filles : interdiction d’étudier, de travailler, de se déplacer seules, de parler en public… En cinq ans, elles ont été effacées de la vie publique afghane, et des priorités internationales.
« Ce dont j’ai peur, c’est de constater que l’on rentre dans une acceptation de la situation. »
Elle a également présenté les actions que l’association mène sur place : aide alimentaire, projets de santé et d’éducation, interventions d’urgence lors des catastrophes climatiques ou sociales.
Le témoignage d’Annick Cojean
La journaliste Annick Cojean a témoigné de son séjour en Afghanistan et de ses rencontres avec des femmes afghanes. Elle a partagé un chiffre qui dit beaucoup de leur quotidien : « Aujourd’hui, elles ne sortent plus de chez elles qu’une à deux fois par mois. »
Enfermées, privées d’avenir, beaucoup voient leur santé mentale s’effondrer. Faute d’espoir, de plus en plus d’entre elles tentent de mettre fin à leurs jours.
Merci au CNB
Merci au CNB et à Julie Couturier d’avoir organisé cette soirée, ainsi qu’à toutes les intervenantes pour leurs éclairages sur ce que peut le droit face à l’apartheid de genre.

